Lésions musculaires : symptômes, traitements et préventions

Lors de la pratique du sport, les accidents musculaires sont inévitables. Les blessures sportives sont complexes et parfois difficile à distinguer. Il est nécessaire de savoir reconnaître le type de blessure pour adapter le soin le plus efficace possible.Nous vous présentons les quatre types de lésions musculaires : la contracture, l’élongation, le claquage et la déchirure ; et les conseils pour les traiter ainsi que les prévenir.

La contracture

La contracture est un état de contraction des fibres musculaires, douloureux ou non, provoquée par l’exagération du muscle, l’épuisement du sportif ou du déficit d’oxygène et d’hydratation. Il n’y a pas d’oedème présent. Si elle n’est pas traitée soigneusement, la contracture peut persister définitivement et causer les problèmes de performance sportive.

Traitement
Pour traiter toutes sortes d’accidents musculaires, il est important de bien se reposer. La kinésithérapie est excellente pour ce type de blessure. On peut également utiliser la chaleur sur le muscle contracté.

Prévention
Pour prévenir un accident comme tel, il est nécessaire d’éviter la déshydration en buvant de l’eau et de boissons sportifs. D’autre part, apprendre à reconnaitre les signes de fatigue et ne jamais pousser ses limites.

L’élongation

L’élongation est un étirement du muscle sans déchirement. Elle survient suite à un étirement au-delà des possibilités musculaires, intentionnellement ou non. Il n’y a pas d’hématome ni d’oedème. L’élongation entraîne une douleur pas très intense située au milieu du muscle ou au tendon ; imposant une impotence fonctionnelle partielle. Même au repos la douleur peut rester présente.

Traitement
Le traitement de l’élongation nécessite un repos pendant 4-7 jours. On peut appliquer la glace, et si possible, considérer la physiothérapie.

Prévention
Pour ne pas devoir subir l’élongation, retenez-vous de vous échauffer correctement pour un temps suffisant avant l’entraînement et de vous étirez proprement après. Plus important, il faut savoir ses limites et ne pas prendre de risque.

Claquage

Un claquage est une rupture des tissus musculaires qui engendre une douleur vive et une interruption immédiate de l’activité. Elle est causée soit par une contraction brusque d’un muscle, soit un étirement d’un muscle contracté ou un choc direct. L’accident est suivi d’une inflammation et d’un hématome. La douleur se situe à la contraction, à la palpation ou à l’étirement.

Traitement
Dans cette situation, l’application de la glace quelques jours après l’accident peut soulager la douleur, suivie par une compression et l’élévation pour réduire le gonflement. La chaleur est proscrite. Les séances de kinésithérapie et les médicaments anti-inflammatoires sont indispensables pour traiter ce type de blessure. Il s’agit d’une blessure grave qui, parfois, nécessite l’opération.

Prévention
La prévention du claquage nécessite un échauffement sérieux avant l’entraînement.

Déchirure

La déchirure est un accident où une portion du muscle est déchirée. Elle est causée par le dépassement des possibilités physiologiques du muscle (un geste incorrect, une élongation ou une ancienne déchirure, un effort excessif). Comme le claquage, la douleur est soudaine, brutale et impose l’arrêt de l’activité. Un hématome, voire un gonflement ou un oedème peut apparaître.

Traitement
On peut utiliser les coussins thermiques pour traiter la blessure sur place. Il est donc impératif d’aller consulter un médecin sportif en évitant les mouvements. Le traitement de la déchirure requiert un repos d’une longue durée (plus d’un mois). Pour soulager, il est possible d’utiliser le froid à distance. Parfois si la déchirure est sérieuse elle nécessite une opération.

Prévention
À part de l’échauffement et l’étirement approprié, la prévention de la déchirure nécessite un entraînement progressif et un régime alimentaire adapté. Il ne faut pas non plus rester déshydraté pour éviter l’épuisement sportif. En plus, respectez les consignes de médecin et du kinésithérapeute en traitant la blessure pour prévenir les autres conséquences négatives : si un muscle déchiré n’est pas correctement traité, il peut entraîner d’autres blessures plus sérieuses (la rupture totale du muscle).
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1 pensée sur “Lésions musculaires : symptômes, traitements et préventions”

  1. Il existe des affections musculaires qui peuvent être très violentes et invalidantes alors qu’il ne s’agit que de crampes. Certaines d’entre elles passent après s’être étiré, d’autres persistent tout au long de l’effort, d’autres enfin paralysent complètement tant elles sont douloureuses et que rien ne semble en venir à bout.
    Et comme j’ai déjà souffert de toutes ces affections, je sais un peu de quoi je parle.
    Présentement, je souffre d’une douleur abdominale latéralisée déclenchée par la pratique du tennis et notamment, le service.
    Les crampes aux muscles abdominaux sont très douloureuses et paralysantes car l’on a bien du mal à les faire passer. Il faudrait se relâcher mais la douleur est telle qu’on se contracte et qu’ainsi on intensifie la douleur. D’autre part, l’abdomen étant le siège de la respiration, il est alors ardu de tout maitriser !
    Ces crampes peuvent être récalcitrantes et laisser une douleur latente durant quelques heures à quelques jours.
    Finalement, la douleur musculaire que le tennis m’a provoqué est aussi intense qu’un crampe et comme il n’y a ni œdème, ni hématome, on pourrait écarter la déchirure ou le claquage. Cependant, il peut s’agir autant d’une atteinte des muscles superficiels, grand droit ou oblique, que des muscles profonds, transverse. Comment alors savoir s’il ne s’agit que d’une contracture, nécessitant l’application de chaud, ou d’une déchirure nécessitant l’application de froid ?
    D’autant que s’il s’agit des muscles profonds, l’une ou l’autre de ces applications serait vaine !
    Chaque année depuis 4 ans que j’ai repris le tennis, je me lèse un groupe musculaire ou des tendons différents. Contracture au mollet, claquage aux ischios, tennis elbow et shoulder, pubalgie droite et/ou atteinte des adducteurs et cette saison, atteinte des fléchisseurs de la hanche à gauche et des muscles abdominaux.
    Pourtant, je joue de la même manière, je procède aux mêmes types d’entrainement et de récupération. Ces affections pourraient se cumuler et pourtant, elles ne sont jamais arrivées ensembles, elles ne se sont même jamais reproduites, me faisant passer d’une lésion à l’autre sans crier gare.
    Et la seule et unique thérapie qui ait produit des effets a toujours été le temps. Les médications, la kinésithérapie, le chaud, le froid, rien de tout cela n’est arrivé à bout de ces lésions qui ont fini par passer d’elles-mêmes, au bout de plusieurs semaines ou de plusieurs mois !
    Tout ceci pour dire qu’il est difficile de faire le bon diagnostic et que selon ce diagnostic, les soins prodigués peuvent être efficaces ou à contrario pire que de ne rien faire…
    Et le problème d’un tel sujet, aussi intéressant soit-il, c’est qu’il permet à des profanes de s’auto-diagnostiquer et de s’auto-médiquer alors même qu’ils ne savent pas ce qu’ils ont et ce qu’ils font !

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